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Where the margin is 2018

Where the margin is 2018
February 1-2, Moscow

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En Russie, de nouveaux investisseurs pour le secteur agro-industriel

lecourrierderussie.com, 21.03.17


Des représentants de grandes pépinières françaises se sont déjà rendus en Russie dans le but d’étudier le marché local et, peut-être, d’établir des partenariats.

En 2016, la production agricole en Russie a augmenté de presque 5%, s’élevant à 5 600 milliards de roubles. Si le pays a aujourd’hui atteint l’autosuffisance dans plusieurs secteurs alimentaires, il existe toutefois des niches dont le développement, pour différentes raisons, accuse du retard par rapport à la tendance générale.

L’État essaie d’accroître l’attractivité de la filière du lait aux yeux des investisseurs. Cette année, pourcentage de l’aide aux investissements consentis pour créer et moderniser les fermes laitières a ainsi augmenté, passant de 20 à 30 %. Crédits : Pixabay

Des rivières de lait

Depuis plus de dix ans, la production de lait dans l’élevage laitier en Russie ne connaît plus de croissance, un problème évoqué par le ministre de l’agriculture Alexandre Tkatchev en 2015, presque immédiatement après sa prise de fonction [voir graphique 1]. Cette situation est exacerbée par le fait qu’une grande partie du lait russe est produite dans de petites exploitations et qu’il est relativement difficile, voire impossible, de le vendre à des transformateurs. « Le volume de la production russe de lait cru représente près de 30 millions de tonnes. 40 % sont produits dans des exploitations individuelles pour une consommation personnelle. Concrètement, sur 30 millions de tonnes de lait brut, un peu plus de 17 millions sont transformées, ce qui est loin d’être suffisant pour approvisionner le marché en produits laitiers », confie à L’économika de Courrier de Russie Lioudmila Manitskaïa, directrice exécutive de l’Union laitière de Russie.

L’État essaie d’accroître l’attractivité de la filière aux yeux des investisseurs. Cette année, le pourcentage de l’aide aux investissements consentis pour créer et moderniser les fermes laitières a ainsi augmenté, passant de 20 à 30 %, voire 35 % en Extrême-Orient. En outre, des interventions de l’État sont prévues pour stabiliser les prix du lait cru. « Quand les prix du lait en poudre et du beurre sont extrêmement faibles, l’État achète ces produits, maintenant ainsi le niveau des prix pour les agriculteurs. Dès que les prix repartent à la hausse, l’État se met à vendre ses stocks afin que les prix à la consommation ne soient pas trop élevés », explique Andreï Danilenko, président du conseil d’administration de l’Union nationale des producteurs de lait.

Ces dernières années, 166 nouveaux projets ont été lancés dans le secteur pour un rendement total de plus de 290 000 tonnes de lait par an, selon l’Institut de marketing agraire. Ainsi, en décembre 2016 s’est achevée la construction d’une nouvelle exploitation laitière dans la région de Tioumen. Ce projet conjoint du groupe Damate et du français Danone est conçu pour 4 600 têtes de bétail, avec une première production de lait prévue dès le mois de mars. Une fois à pleine capacité, l’usine devrait produire 44 700 tonnes de lait cru par an, dont la totalité sera envoyée aux usines de transformation de l’entreprise Danone. Parmi les principaux investisseurs de la filière laitière ayant déjà lancé ou se préparant à lancer de nouveaux projets, on retrouve le thaïlandais CP Group, le vietnamien TH Group et le holding agricole russo-allemand EkoNiva.

Cependant, à en croire les experts, même dans le cas où tous les projets seraient réalisés, ils ne pourront pas couvrir totalement les besoins du marché intérieur. « L’État ne se préoccupe de ce secteur que depuis deux ans. C’est évidemment très peu : dix à quinze ans sont nécessaires pour qu’une ferme soit prospère, commente Mme Manitskaïa. Aujourd’hui, nous observons déjà la tendance suivante : les grands transformateurs de lait ouvrent leurs propres fermes, c’est- à-dire qu’ils construisent toute la chaîne de production : du champ à la mise sur le marché des produits finis. C’est précisément dans ce cycle que réside l’avenir de la filière. »

Le marché russe continuera ainsi à connaître une pénurie de lait. Autrement dit, le secteur sera prêt à accueillir de nouveaux investisseurs.

À l’assaut des serres

« Les centres de sélection variétale sont à l’abandon et les laboratoires ne fonctionnent plus. La culture de semences est une science, or le potentiel scientifique y a été en grande partie perdu. » Crédits : Pixabay

En 2016, la production de légumes de serre a connu un véritable boum des investissements. L’an dernier, 166 ha de serres modernes ont été construits en Russie et la production de légumes cultivés dans celles-ci a augmenté de 33 % par rapport à 2015, notamment de 26 % pour les cornichons et de 52 % pour les tomates. L’embargo alimentaire et la brusque contraction des importations qu’il a entraînée ont été un moteur puissant de développement du secteur. En outre, la chute du rouble a rendu la production de serres russes plus concurrentielle. « Avant l’entrée en vigueur de l’embargo sur les fruits et légumes, environ 70 % des tomates – un secteur clé – étaient importées. En 2016, les importations de tomates cultivées en serre représentaient déjà moins de 60 % du marché », explique Timur Nigmatullin, analyste senior pour l’entreprise Finam.

Toutefois, comme le souligne l’expert, l’impact de la dévaluation et de l’embargo n’étant pas éternel, les investisseurs doivent se dépêcher s’ils veulent occuper une des niches libérées. « Une croissance des surfaces de serres de 10 % donnera une augmentation de 15 à 20 % du volume de production des légumes de serre en Russie », estime M. Nigmatullin.

Selon le ministre de l’agriculture Alexandre Tkatchev, pour répondre à 90 % des besoins du consommateur russe, le pays doit augmenter sa production de légumes de serre pendant cinq ans. Une déclaration qui n’est pas tombée dans l’oreille d’un sourd. En 2016, plus de 130 nouveaux projets ont été annoncés dans le secteur des serres. Les plus gros investissements devraient provenir de l’entreprise Eco-Culture, qui possède aujourd’hui deux complexes de serres d’une superficie totale de 52 ha. En 2017-2018, l’entreprise prévoit de doubler celle-ci et, à l’horizon 2020, d’approcher les 490 ha. En février dernier, le groupe d’entreprises Renova, propriété d’un des hommes les plus riches de Russie, Viktor Vekselberg, a annoncé son intention de construire des serres d’une superficie totale de 100 ha dans quatre régions russes : celle de Ekaterinbourg, le kraï de Perm, la Tchouvachie et la république des Komis.

Toutefois, même si tous les projets annoncés sont lancés, ils ne pourront pas entièrement satisfaire la demande des consommateurs russes en légumes de serre, laquelle représente entre 1,7 et 1,8 million de tonnes par an. Aujourd’hui, les serres occupent 2 300 ha de terres, selon l’association Serres de Russie. Pour éliminer totalement la dépendance aux importations, un minimum de 2 000 ha supplémentaires de serres sont nécessaires, ce qui représente au moins 200 milliards roubles. D’après les prévisions, entre 130 et 150 ha seulement seront construits en 2017 [voir tableau 1].

En outre, le secteur russe des serres est exposé à des risques très sérieux. Premièrement, selon Timur Nigmatullin, le climat : le nombre insuffisant de journées ensoleillées dans de nombreuses régions russes et les longs hivers exigent des dé- penses élevées en chauffage, ce qui augmente le coût de revient de la production et réduit sa compétitivité par rapport aux importations. Deuxièmement, l’éventuelle levée de l’embargo présente également des risques : si des produits turcs moins chers commencent de nouveau à entrer sur le marché russe, la construction de nouvelles serres en Russie ne sera plus rentable.

Des vitamines pour les poules pondeuses

S’il y a dix ans seulement, les éleveurs russes importaient jusqu’à 30 % d’aliments composés, la production nationale répond aujourd’hui presque totalement à la demande intérieure [voir graphique 2]. Cependant, tout n’est pas aussi ré- jouissant du côté des matières premières. Le pays produit certes suffisamment de fourrage, autrement dit de blé fourrager, mais le deuxième ingrédient essentiel des aliments composés – la farine de soja – et une grande partie des additifs, tels que les vitamines, les ferments et les acides aminés, sont importés. « La dévaluation du rouble a entraîné une flambée des prix de ces composants en 2015, observe Daniil Khotko, expert de l’Institut de la conjoncture du marché agraire. De plus, la forte dépendance aux importations menace la continuité des livraisons : de nouvelles interdictions ou restrictions peuvent être introduites à tout moment. »

Conscientes de cela, les grandes exploitations d’élevage se chargent désormais également de produire leurs propres additifs. En 2014, le holding agricole Prioskol a ouvert dans la région de Belgorod la première usine russe de lysine, un acide aminé qui permet l’augmentation accélérée de la masse musculaire et accroît la productivité des vaches et des poules. En 2016, l’entreprise russe Megamix a lancé la construction d’une deuxième usine de production de pré-mélanges pour l’élevage et est devenue le seul fabricant d’aliments composés, se retrouvant ainsi classée par RBC parmi les 50 entreprises russes à la plus forte croissance.

Les objectifs poursuivis par Megamix sont ambitieux : répondre aux besoins en additifs fourragers de la moitié des consommateurs russes et conquérir le marché extérieur. Ce secteur attire également les investisseurs étrangers. Ainsi, l’entreprise allemande Evonik Industries prévoit d’ouvrir dans la région de Rostov une usine de production d’aliments composés, de gluten et d’acides aminés au 3e ou 4e trimestre de 2017. En mars 2017, la filiale italienne de Kemin Industries lancera une production d’additifs fourragers à Lipetsk. Et la liste ne s’arrête pas là. Cependant, même en tenant compte de ces nouveaux projets, la niche reste très attractive aux yeux des investisseurs.

La majorité des semences actuellement importées sont celles de betterave sucrière, de colza, de pomme de terre et de tournesol. Crédits : Pixabay

À en croire le ministère de l’agriculture, la dépendance russe en semailles étrangères dépasse les 90 % dans plusieurs cultures, ce qui constitue une grave menace pour l’autosuffisance alimentaire du pays. C’est la raison pour laquelle, en 2014, le gouvernement russe a inclus dans son programme de développement de l’agriculture un point stipulant que, d’ici 2020, les semences de production nationale devraient représenter au moins 75 % de celles utilisées dans les principales cultures.

Parmi les problèmes majeurs de la production russe de semences, on peut également évoquer l’absence de base scientifique et la vétusté de l’équipement. « La culture de semences est un processus non moins technologique que la fabrication de voitures modernes, souligne Andreï Toumanov, président du conseil de l’Union moscovite des horticulteurs. Les centres de sélection variétale sont à l’abandon et les laboratoires ne fonctionnent plus. La culture de semences est une science, or le potentiel scientifique y a été en grande partie perdu. »

D’après l’Institut de recherche russe V. Williams, 42 centres de sélection horticole datant de l’époque soviétique sont encore en activité aujourd’hui en Russie. D’ici 2020, le ministère de l’agriculture a l’intention de mettre en exploitation 87 nouveaux centres, dont 61 seront créés à partir de zéro. Cette année, des projets d’investissement visant à ouvrir 10 centres de sélection génétique et de sélection de semences ont été approuvés pour un montant total de 378,6 millions de roubles. La majorité des semences actuellement importées sont celles de betterave sucrière, de colza, de pomme de terre et de tournesol [voir graphique 3]. « Les semences importées sont de bonne qualité, elles off rent un rendement élevé, poursuit M. Toumanov. Mais leur utilisation est synonyme de dépendance : sans semences, pas de production. »

À l’heure actuelle, de nombreux holding agricoles coopèrent avec des entreprises étrangères de sélection, qui offrent à leurs partenaires russes matériaux, technologies et accompagnement. Les semences elles-mêmes sont produites par les entreprises russes. Ainsi, la société allemande Strube, qui occupe près de 15 % du marché russe des semences de betterave sucrière, a déjà fait part de son intérêt à une localisation maximale de sa production en Russie. C’est à cette fin qu’elle a lancé, en 2016, un projet conjoint avec le holding agricole Kuban en vue d’introduire des technologies innovantes de production de semences.

Dès 2014, l’entreprise biotechnologique américaine Monsanto a entamé un projet de localisation de la production en Russie d’un maïs hybride de sélection traditionnelle. Pour cultiver les semences, l’entreprise utilise des champs et une main-d’œuvre russes. Aujourd’hui, Monsanto possède des exploitations dans le kraï de Krasnodar et dans les régions de Voronej et de Belgorod. « Les semences de maïs cultivées dans la région de Belgorod sont spécialement conçues pour les zones arides : la racine de la plante est deux fois plus longue que celle des variétés traditionnelles, explique Andreï Toumanov. Toutes les spécificités du climat et du sol où la plante sera plantée sont prises en compte. »

En 15 ans de présence en Russie, la société suisse Syngenta a investi plus d’un milliard de roubles dans la création d’infrastructures scientifiques de culture de semences. Ainsi, la station expérimentale de Syngenta, qui fonctionne depuis de nombreuses années à Krasnodar sur le site de l’Université agricole nationale du Kouban, a obtenu en 2016 le statut de laboratoire d’analyses international certifié. Ses tâches comportent notamment l’adaptation au marché russe des nouvelles technologies de culture de semences. L’entreprise possède deux autres stations expérimentales à Lipetsk et à Voronej. Le potentiel du secteur reste, aujourd’hui encore, énorme. À en croire les experts, le principal problème que peuvent rencontrer les investisseurs est le refus des agriculteurs de consentir des dépenses pour des semences de luxe, soit de lignée pure : la part des semences hybrides pour différentes cultures représente aujourd’hui entre 10 et 90 %.

Vers un marché des pommes 100% russe ?

Avant l’entrée en vigueur de l’embargo, les importations de fruits et de baies en Russie couvraient 65 % des besoins du marché, et celles de pommes étaient les plus élevées dans le monde. En 2015, la situation a changé : les importations de pommes ont dégringolé à elles seules de 28 %. Pour stimuler les investissements dans l’horticulture, en 2015, l’État a multiplié par cinq le volume des sommes injectées dans le secteur, soit un total de 2,5 milliards de roubles – un montant de nouveau alloué en 2016. Les résultats ne se sont pas fait attendre : en 2015 déjà, des investissements étaient faits dans le secteur et, un an plus tard, la production russe de fruits et de baies augmentait de 7 %. Une autre croissance forte est attendue d’ici quelques années, quand les nouveaux vergers commenceront à donner des récoltes [voir tableau 2].

Igor Moukhanine, président de l’Association des producteurs de fruits, baies et plants, fait part de ses prévisions quant au développement du secteur : « Si la Russie plante entre 25 et 30 000 ha de nouveaux vergers, elle couvrira entièrement ses besoins en pommes d’ici cinq à six ans. Aujourd’hui, entre 5 et 10 000 ha sont plantés, un rythme qui ne nous permettra d’être autosuffisants que dans 10 ou 15 ans. »

Par exemple, au Daghestan, deuxième région productrice de fruits dans le pays après le kraï de Krasnodar, 1 700 ha de pommeraies ont vu le jour, dont 300 ha de type intensif et aux technologies innovantes. Ces vergers commencent à produire des fruits deux à trois ans plus tôt que les vergers traditionnels et donnent des récoltes plus importantes, ce qui permet un retour sur investissement en quatre ou cinq ans. Les investisseurs qui évoluaient auparavant dans des sphères tout à fait différentes manifestent eux aussi un intérêt pour l’horticulture. Ainsi, en 2015, le holding Agro-Belogorie, spécialisé dans la production de viande de porc, a planté les 20 premiers hectares de pommeraies de type intensif dans la région de Belgorod.

La croissance de la production s’accompagne toutefois d’un autre problème : les pommes cueillies doivent être stockées quelque part, or les capacités frigorifiques de la Russie suffisent à peine à la conservation de 10 à 15 % de la récolte. « La construction d’un frigo pouvant contenir 1 000 tonnes de fruits nécessite plus d’un million d’euros, explique M. Moukhanine. Or, les producteurs ne disposent pas de cet argent. Si les autorités russes souhaitent une substitution aux importations dans ce secteur, elles devraient peut-être s’inspirer de l’Occident, où les États construisent à leur charge les frigos avant de les transférer aux horticulteurs pour exploitation. »

Développement de la coopération

L’embargo a non seulement été un puissant moteur de croissance pour l’agriculture russe mais il a aussi obligé les fournisseurs étrangers de produits agricoles à chercher de nouvelles voies de coopération. Selon Natalia Chtykalo, directrice du département de l’agriculture et de l’alimentation de la représentation de l’ambassade de France en Russie pour le commerce et les investissements, même dans le cas d’une levée de l’embargo, il sera difficile de rétablir les anciens liens économiques, en particulier dans le commerce alimentaire.

L’avenir réside donc dans le transfert de technologies et dans des partenariats plus étroits. Toutefois, estime l’experte, plusieurs axes prometteurs se dessinent déjà dans la coopération franco-russe, notamment dans l’élevage ou la transformation : « En 2016, une ferme russe a acheté, par notre intermédiaire, des chèvres alpines en France. Les aliments à base de lait de chèvre, en particulier les fromages, sont de plus en plus populaires. Nous fondons aussi beaucoup d’espoir dans l’élevage de lapins, une filière certes marginale mais à forte croissance, et où la France domine dans la production de matériel génétique. Une autre niche prometteuse où la France dispose d’une expérience unique et qui intéresse les spécialistes russes est l’aquaculture, par exemple l’ostréiculture et la pisciculture. »

Et enfin, l’horticulture. Des représentants de grandes pépinières françaises se sont déjà rendus en Russie dans le but d’étudier le marché local et, peut-être, d’établir des partenariats. « La France a une expérience très riche en matière d’horticulture ornementale, note l’expert, et plusieurs entreprises qui ont commencé en tant qu’exportateurs de plants de roses, d’hortensias et d’iris, songent aujourd’hui à cultiver des plants en Russie. »

https://lecourrierderussie.com/economie/2017/03/nouveaux-investisseurs-secteur-agro-industriel/



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